DISTINCTION de l’UNESCO pour la MARTINIQUE – La Tribune de l’ASSAUPAMAR du 27/09/2021

À propos de la distinction remise par l’UNESCO
à l’association BIOSPHERE

Lundi 13 septembre 2021, la BONNE NOUVELLE du jour : LA MARTINIQUE ACCEPTÉE PARMI LES PAYS INSCRITS AU PATRIMOINE MONDIAL DE LA BIOSPHERE.

Un sentiment de joie qui nous renvoie instantanément au travail considérable fourni par l’ASSAUPAMAR. Sur le coup, une pensée forte pour Pierre DAVIDAS, Jean-Philippe PINSEAU CLUSEL, et tous ceux qui ont donné sans compter pour sauvegarder le patrimoine naturel de la Martinique et préserver la vie, sur la base de la devise, désormais universelle : « Tè sé bwa, bwa sé dlo, dlo sé lavi ».
Au nom de tous les écologistes de la Martinique qui ont été vilipendés et persécutés au début de leur combat de sauvegarde, saluons le travail mené par l’association Martinique Biosphère pour permettre à notre pays d’avoir cette distinction.

Par souci d’éthique et de bonne foi, comment ne pas rappeler en quelques mots l’immensité du travail fournie par l’ASSAUPAMAR, pour préserver notre biodiversité si riche mais si vulnérable !
La joie du moment et la fierté de savoir que le monde entier connaîtra notre pays à travers ses atouts biosphériques seraient plus forte encore, si cette distinction était l’occasion de la mise en oeuvre par nos élus d’un plan d’aménagement durable, pour renforcer le civisme écologique de nos compatriotes.
Il nous faut une volonté politique forte pour faire fructifier une telle distinction, sinon elle risque de se flétrir comme la plus belle de toutes les fleurs. Cette volonté politique implique une conscience collective qui s’appuie sur l’écologie politique, la connaissance de notre pays Martinique, au centre de toute bonne gouvernance.

Combien de Martiniquais savent en effet, que sur le pôle balnéo-touristique le plus fréquenté du pays, l’espace des Salines, se trouvent deux regroupements d’écosystème qui ont été labellisés par l’État français et les institutions internationales.

L’Opération Grand Site (OGS), installée par un décret d’aout 2013, donne une protection forte à 2.300 hectares de terre et de mer qui s’étendent depuis la Pointe Dunkerque jusqu’à la Baie des Anglais incluse. Après 6 ans de réflexion de ménager ce site, il était convenu d’obtenir le label Grand Site. L’État français, la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM) et la commune de Sainte-Anne étaient en charge de cette démarche. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Combien de Martiniquais savent que l’Étang des Salines est classé depuis 2008 Site RAMSAR ? Il s’agit d’une distinction internationale qui place cet étang en espace biosphérique d’importance essentielle pour la faune et l’humanité.

Combien de Martiniquais savent que de 2003 à 2015, la Martinique a été considérée comme Région exemplaire de France, pour avoir installé dans un temps record et une démarche remarquable 2 Agendas 21 : l’Agenda 21 de Sainte-Anne en 2003 et l’Agenda 21 Martinique en 2007. Il s’agit de projets de territoire, qui s’inscrivent dans la logique du développement durable et solidaire définie lors des sommets de la Planète de Rio de 1992, Johannesburg 2002 et Rio 2012.

Si de nombreux Martiniquais entendent parler de l’ASSAUPAMAR, combien d’entre eux savent que notre association a contribué à enrichir le droit de l’environnement français et par extension le droit de l’environnement international ?

La plupart des sites protégés en Martinique pour leur biodiversité ont bénéficié du travail de réflexion et de mobilisation de l’ASSAUPAMAR.
La plupart des concepts environnementaux utilisés aujourd’hui dans le langage courant, et dans les universités, ne peuvent l’être sans évoquer le nom de l’ASSAUPAMAR. Autrement on commet un crime de lèse-écologie !

La connaissance écologique doit encore se renforcer dans notre pays. Les écologistes de l’ASSAUPAMAR ont ouvert très tôt en Martinique l’information et la formation dans ce domaine. Avec une volonté politique déterminée, nous parviendrons à l’excellence !

Tout développement économique, pour être fiable et équitable, doit être soutenu par une démarche écologique éclairée. L’écologie doit être le moteur pour la nouvelle économie solidaire.
La période actuelle, marquée par la pandémie sanitaire, nous montre bien l’importance de la sauvegarde des écosystèmes pour la préservation de la VIE.

Il appartient aux écologistes d’être davantage vigilants, de renforcer la démarche de veille écologique, pour redynamiser et faire fructifier tous les labels et toutes les distinctions que nous avons recueillis et qui seront à notre portée.

L’écologie ne peut être UNE MODE,
l’écologie est UN MODE DE VIE !

Le Lamentin, le 20 Septembre 2021

Le Koubari Etwalé de l’ASSAUPAMAR La Présidente de l’ASSAUPAMAR
Garcin MALSA Rosalie GASCHET

POUR QUE LE MÉDIA PUISSE SURVIVRE PENSEZ A NOUS SOUTENIR
REJOIGNEZ NOS GROUPES DE DIFFUSIONS D’INFOS

Next Post

ALERTE de l'ASSAUPAMAR du 28092021 - La Tribune - MARTINIQUE

mar Sep 28 , 2021
Share on Facebook Tweet it Share on Reddit Pin it Share it Email CHAOS EN MARTINIQUE Il y a t’il un capitaine sur le bateau « LA MARTINIQUE  » Comment des entreprises qui soumissionnent à des marchés publics peuvent se permettre de déroger à la loi.Des riverains nous signalent la présence […]

MOBILIZASYON / RDVS

#LAKTU

Le ZAPPING de #DK

#FLASHDK

#KONVERJANS

#CQFD de l'ÉTAT KOLONYAL

#KULT